UNE ENQUETE
En fait, le titre devrait être "deux enquêtes"... car deux types de procédures existent qui sont traités différemment :
- une enquête de post-placement
- une enquête suite à une dénonciation
Enquête post-placement : effectuée par des bénévoles
Effectuer quelques remplacements dans les divers bureaux d'accueil du refuge permet de rapidement se rendre compte qu'en quelques dizaines de minutes, il est impossible de se rendre compte si la nouvelle place qui attend l'un de nos animaux est un trois étoiles ou au contraire un appartement minuscule sans promenade quotidienne ou hygiène suffisante.
Tous les amis des animaux comprendront aisément que le refuge soit contraint, suite à une adoption, de faire des enquêtes.Parfois, la promesse du grand jardin se transforme en cauchemar pour l'animal qui se retrouve enfermé dans une cage de transport, mais ce cas est bien rare... la plupart des enquêtes se terminent avec un trois ou quatre étoiles indiquant que l'animal (chien, chat ou petit animal) a eu beaucoup de chance de trouver un maître qui l'aime, le chouchoute, lui offre plein de jouets et surtout d'amour.
Les enquêteurs bénévoles se chargent donc des visites "post-placement". Ils vont chez nos adoptants soit par surprise, soit en avertissant peu avant leur visite. Il est difficile d'aller uniquement par surprise, soit le maître est au travail, soit l'animal est en balade. Nos bénévoles ont généralement une profession et des employeurs qui ne les laissent pas retourner encore et encore au même domicile pour une enquête.
En appelant peu avant leur arrivée, il est possible de voir l'animal dans son environnement réel. Les enquêteurs sont porteurs d'une carte d'accréditation par le refuge.
L'entretien dure quelques minutes, un formulaire doit être rempli, puis l'enquêteur demandera l'accès par exemple à la couche du chien/chat et il s'enquerra du comportement de l'animal dans certaines situations. Les enquêtes sont toujours un plaisir pour nos bénévoles, dans la majorité des cas les adoptants sont heureux de pouvoir démontrer combien leur animal est confortablement installé et combien il a changé depuis son adoption.
Enquête suite à une dénonciation : effectuée par notre directeur M. Jacques Ferrand
Si un cas de maltraitance animale est dénoncé, le directeur du refuge se rend sur place et ce, sans avertir les maîtres incriminés. Il va insister jusqu'à pouvoir voir l'animal, se rendre compte si la dénonciation est correcte ou non.
Malheureusement actuellement, ce sont souvent des querelles de voisinage qui termine avec une dénonciation envers l'animal : un point faible si facile à attaquer pour un maître aimant.
Lorsque réellement il y a un problème, plusieurs solutions sont possibles :
- par le dialogue, il est souvent possible de faire comprendre au maître que des lois protègent nos amis poilus et à plume et que le respect leur est dû. Il arrive aussi que les propriétaires ne sont pas au courant que les lois ont changé, ainsi par exemple il est interdit dorénavant (merci les lois fédérales) d'enfermer un animal dans une cage de transport lorsque l'on quitte le domicile.
- par un abandon : si le propriétaire refuse de traiter correctement son animal, il est préférable de proposer l'abandon et trouver un maître aimant qui saura faire oublier les premières maltraitances.
- un appel au SCAV ou à la police : si vraiment l'animal est maltraité et que le dialogue est impossible, le SCAV peut ordonner un séquestre ou la police peut intervenir. Ces cas sont rares, mais pas inexistants malheureusement.